Comment se fait-il que des enfants qui déchiffrent bien au CP, c’est à dire qui déchiffrent en donnant le sens de ce qu’ils ont lu, qui savent écrire ce qu’ils ont lu et se relire, décrochent dans les classes supérieures, CE2, CM1 ?

Certes, ils savent encore déchiffrer, mais les mots lus n’évoquent rien pour eux, ils ne font pas partie de leur champs lexical, leur vocabulaire est si pauvre qu’ils ne connaissent plus les mots qu’ils lisent.

Notre amie Soline, orthophoniste, nous indique un remède préventif : « la lecture partagée »(1) dès le plus jeune âge. Lire des histoires aux enfants tous les soirs les imprégne de la langue écrite, de la conjugaison, d’un vocabulaire riche et varié.

Pour les enfants dont les parents ne parlent pas français, il est possible de se procurer dans les médiathèques des « livres sonores ». C’est évidemment moins bien que lorsque le parent lit avec son enfant, mais, c’est mieux que de n’avoir accès à aucune lecture, et puis, le parent qui écoute avec son enfant s’imprégnera lui aussi du vocabulaire de notre langue, et passera ainsi lui-aussi un moment privilégié avec l’enfant.

Et si cette « lecture continue » s’arrête au primaire, l’enfant décrochera au niveau du collège, parce qu’il ne connaitra que du vocabulaire de petit enfant alors qu’il devient ado. Donc, la « lecture continue », ça se continue au collège, au moins jusqu’en 4ème !

(1) https://www.google.com/search?client=firefox-b-d&q=la+lecture+partag%C3%A9e