La formation de psychomotricien au Pays-Bas a fini -comme en France!- par absorber les techniques de Théa Bugnet dans son cursus de formation. Dans son livre de 2015(1), le professeur Laurence Vaivre-Douret parle clairement du « Bon Départ » comme une méthode parmi d’autres en rééducation.

Mais le Bon Départ n’est pas, n’a jamais été et ne sera jamais uniquement une méthode de rééducation. Annie Boon et Théa Bugnet ont travaillé ensemble pendant 4 ans pour en faire un outil scolaire d’apprentissage de l’écriture, et bien plus encore : apprentissage du rythme, de la vie du groupe classe, renforcement de la latéralisation…

Tous les enseignants formés au Bon Départ sont unanimes : cette méthode évite de passer son temps à corriger les enfants en leur apprenant directement le bon geste de l’écriture.

Notre association n’est pas une association de psychomotriciens ou de graphopédagogues. Notre association ne fait que continuer à proposer l’apprentissage de l’écriture pratiqué dans la classe de Annie Boon à Bréda, et ça, ce n’est pas près de s’arrêter.

L’Association hollandaise m’a envoyé les dernières archives, dont un texte de Théa Bugnet – van der Voort, seul écrit sous sa plume sur le Bon Départ parvenu jusqu’à nous.

Je comprends la tristesse de Denise Koechlin, elle qui a formé le Professeur Vaivre-Douret, puisque c’est à Bréda que tout a commencé, et qu’il n’y a plus d’association Bon Départ à Bréda. Mais l’Association « la Boite à Lettres », dépositaire des archives françaises, se fait un devoir de continuer à promouvoir le trésor pédagogique de Théa Bugnet voulu pour l’école, et c’est pourquoi nous le portons aux écoles.

A vous les enseignants de vouloir vous saisir de ce trésor, qui vaut bien celui de Maria Montessori, que personne aujourd’hui n’aurait idée d’oublier!

Merci à cette ancienne enseignante(2), qui nous fait part de sa joie avec le Bon Départ !

Un film est en cours de montage pour vous montrer le Bon Départ vivant en classe aujourd’hui.

(1) « Approches de l’examen psychomoteur et approches cliniques » pages 253 à 325

(2) de Madame CHAUAUD 😦) :

« Avec plaisir, je vois que l’on parle toujours de la méthode « Bon départ ». En 1961 à ma sortie de l’école normale, pendant les vacances, je suis allée à Paris étudier cette méthode, dans un centre privé (donc à mes frais), car je voulais pouvoir la pratiquer en maternelle. Ayant fait toute ma carrière principalement dans les grandes sections je l’ai beaucoup utilisée pour tous les élèves de la classe comme une discipline préventive. les chants accompagnés de gestes plaisaient beaucoup aux enfants. mais si l’inspection académique m’a aidé tout au début pour trouver un poste facilitant ma pratique, les inspecteurs eux ne se sont jamais intéressé à mon travail. »