jean qui rit Togo

Depuis quelques temps, nous réfléchissons à un projet de vidéos pouvant rendre plus concret à nos lecteurs comment Théa Bugnet préparait les enfants à l’écriture.

L’actualité nous presse : les parents essaient tant bien que mal d’assurer la continuité pédagogique, en général très bien soutenus par les enseignants qui se donnent à fond dans cette nouvelle manière d’enseigner. Chapeau !

Une phrase d’une maman nous montre l’urgence de passer à l’action :  » La maîtresse est à fond sur l’écriture, comme ça elle n’aura plus qu’à leur apprendre à lire l’an prochain ».

La plate-forme LUMNI qui souhaite apporter son aide à l’effort pédagogique propose à l’écriture des mots comme ‘volcan’, ‘vague’, ce qui ne sont sûrement pas les mots les plus simples à lire et à écrire.

A la « Boîte à Lettres », on apprend à lire et à écrire de manière concomitante.

De la même manière que l’enfant ne lit que ce qu’il est capable de comprendre, l’enfant n’écrit que ce qu’il est capable de relire.

  • Ce qu’il lit a du sens, il le comprend.
  • Ce qu’il écrit a du sens, il le comprend.

Pour apprendre à écrire, l’enfant doit mémoriser le geste des formes qu’il doit ensuite retranscrire de mémoire, sans jamais suivre des pointillés. L’enfant produit son geste d’écriture, le sien propre. La mémorisation passe par la mémoire du corps, et la psychomotricité nous apprend que le geste est mémorisé de manière distale (la main) quand il est d’abord mémorisé de manière proximale ( l’épaule et le bras).

C’est pourquoi nous enseignons d’abord les gestes de l’écriture EN GRAND avant de les écrire en petit. Il s’agit d’une préparation à l’écriture, et pas encore l’écriture elle-même, qui sera grandement facilitée par ce que nous vous proposons aujourd’hui.

L’apprentissage du rythme est essentiel pour apprendre à lire et à écrire.